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400 enfants des townships pour un premier samedi de sports

juin 16, 2010

(13.06.2010) La Coupe du monde a officiellement commencé vendredi dernier. L’ambiance était à la fête avec les « Bafana Bafana » qui jouaient contre le Mexique. Une cinquantaine d’enfants étaient réunis à Grabouw, dans un hall d’école. Les sons des vuvuzellas n’en finissaient plus. La ville entière avait soudainement fermé boutique, pour se concentrer sur le petit écran. Les ruelles des townships étaient vides, les cabanes abritaient les supporters des Bafana Bafana. Le résultat, 1-1, match nul… le pays était satisfait. Un peu déçu tout de même par l’absence de Nelson Mandela, qui a perdu son arrière petite-fille dans un accident de voiture…

Un événement avec son lot de bonnes choses… et de moins bonnes !
Pour la première fois, la Coupe du monde de football se déroule sur le continent africain, c’est une grande fierté pour chaque Sud-Africain. Ce grand événement apporte plein de choses positives et… négatives. Les paies supplémentaires, 6 semaines de vacances scolaires au lieu de 2, l’ambiance incessante de fête… L’amélioration des tronçons routiers ainsi que ferroviaires. L’unité des citoyens derrière la même bannière, qu’ils soient noires, de couleur ou blancs, les drapeaux de l’Afrique du Sud sont brandis haut dans les airs, ainsi qu’à chaque rétroviseur de presque toutes les voitures. La Coupe du monde amène un espoir dans les coeurs, un espoir de temps meilleurs. Comme dit la pub pour Coca qui passe sans arrêt pendant le football : « When I grow older, I will be stronger ! » (Quand je serai plus grand, je serai plus fort !). Les améliorations apportées au pays ont été faites pour laisser des traces, et changer l’Afrique du Sud. Le monde entier est réuni sous l’emblème du football ici en Afrique du Sud, c’est pourquoi le président Jacob Zuma a appelé ses concitoyens à une bonne conduite pour un mois, le temps de la Coupe du monde ! Derrière tous ces confettis et cette ambiance de fête, il y a la queue aux bancomats de Grabouw, 2 heures avant le match des Bafana Bafana… Les parents dépensent leur salaire dans l’alcool pour participer à cette ambiance de fête. Les enfants viennent aux séances de football et de netball que nous animons le ventre vide ! La saison du ramassage des pommes est finie et il n’y a pas de travail pour les deux prochains mois. La vie poursuit son cours, et l’ambiance de fête peut se révéler amère. Deux braquages à main armée ont eu lieu, ici à Grabouw ces deux dernières semaines. La faim, le chômage, la violence, l’alcoolisme… autant de choses qui paraissent plutôt insensées en cette époque de fête.

Un plein succès pour un premier samedi sports

Mais l’espoir fait vivre. C’est ainsi que notre premier samedi de football a eu lieu. Pendant la durée de la Coupe du monde, le « Village of Hope » et notre équipe de JEM, nous organisons chaque samedi,de 9h a 15h, des tournois de football et de netball… Oui, parce que les filles ne jouent pas au foot ici en Afrique du Sud ! Ainsi que du golf, du volley-ball et du… « face painting ». Les visages des enfants sont peints aux couleurs de l’Afrique du Sud pour la plupart, mais aussi de l’Angleterre et du Brésil.
Ce premier samedi avec une participation de plus de 400 enfants a connu beaucoup de succès, malgré un vent a vous glacer les os ! Cela n’a pas retenu les enfants de venir jouer au football.

Apres un mois de travail avec plus de 500 enfants des townships ici a Grabouw, j’ai vraiment pris conscience de la force du sport. Un enfant qui arrive à l’entraînement rempli de ressentiments, d’agressivité, le ventre vide, les habits humides et déchirés, pendant le temps de la séance, il va oublier sa condition… Ses problèmes sont mis de coté ! Il ne pense plus qu’a s’amuser avec ses amis et à jouer au foot ou au cricket. Les ventres, la plupart du temps, ne finissent pas remplis, les habits ne sont jamais raccommodés et finissent souvent plus transpirants et sales qu’ils ne l’étaient avant, mais pendant cette séance, des gens ont été là pour eux, pour les aider, pour les aimer et les encourager, qu’ils soient doués ou non ! Et ça, ça fait toute la différence. L’atmosphère spirituelle est toujours lourde aux débuts des séances, mais la prière de commencement allège passablement l’atmosphère et, grâce a Dieu et aux Amens de la prière finale, les sourires sont sur tous les visages.
Antje

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  1. juin 23, 2010 10:16

    WEEEEEEE tellement bien :) c’est cool d’avoir des nouvelles!! ça a l’air génial!

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